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Bernard Hinault, cinq Tours de France et dix grands tours

Coureur breton professionnel de 1975 à 1986, Bernard Hinault a gagné cinq Tours de France, trois Tours d'Italie et deux Tours d'Espagne. Surnommé « le Blaireau », il a dominé le cyclisme mondial après Eddy Merckx. Ce portrait s'en tient à sa carrière publique.

Portrait Par La rédaction Publié le 3 min de lecture 3 sources

Naissance
14 novembre 1954, Yffiniac (Côtes-d'Armor)
Connu pour
Quintuple vainqueur du Tour de France et champion du monde sur route en 1980
Gros plan d'un homme brun aux cheveux courts, souriant largement, en maillot zippé portant un écusson rond « Tour de France » en partie visible ; des visages coupés l'entourent.
Bernard Hinault, accueilli par la miss de la course, Vanessa, au critérium professionnel de Tiel (Profronde van Tiel), le 17 août 1982. Photo Marcel Antonisse (Anefo), CC0, Wikimedia Commons.

Bernard Hinault a gagné cinq fois le Tour de France, en 1978, 1979, 1981, 1982 et 1985, ce qui fait de lui l’un des codétenteurs du record. Né en 1954 à Yffiniac, dans les Côtes-d’Armor, il a dominé le cyclisme mondial de 1977 à 1986, après la retraite d’Eddy Merckx, selon l’encyclopédie Larousse. Il fait partie de nos portraits de personnalités cyclistes.

Des débuts rapides

Hinault naît le 14 novembre 1954, d’après Wikipédia. Il gagne la première course qu’il dispute, à Planguenoual, en 1971, à seize ans, et devient champion de France juniors en 1972 en attaquant à 80 km de l’arrivée (Larousse).

Il passe professionnel en 1975 sous la direction de Jean Stablinski, puis rejoint Cyrille Guimard. Il est champion de France de poursuite en 1975 et 1976. En 1977, il gagne Gand-Wevelgem, Liège-Bastogne-Liège, le Critérium du Dauphiné libéré et son premier Grand Prix des Nations. Son tempérament d’attaquant lui vaut alors le surnom de « Blaireau » (Larousse).

1978-1982 : le premier règne

En 1978, il gagne le Tour d’Espagne et le Tour de France, chacun à sa première participation, et devient champion de France sur route (Larousse). Dans ce Tour 1978, il prend le maillot jaune lors du contre-la-montre Metz-Nancy, à la 20e étape. La même édition voit la grève des coureurs, qui passent à pied la ligne d’arrivée à Valence-d’Agen, selon le guide historique d’ASO.

En 1980, il gagne Liège-Bastogne-Liège sous la neige, avec plus de huit minutes d’avance sur le deuxième, puis son premier Tour d’Italie. Il abandonne ensuite le Tour de France à cause d’une douleur au genou, et devient le mois suivant champion du monde sur route à Sallanches (Larousse).

En 1981, il ajoute Paris-Roubaix, l’Amstel Gold Race et un troisième Tour de France. En 1982, il réussit le doublé Tour d’Italie-Tour de France. Ce quatrième Tour le place devant Louison Bobet au palmarès, toujours selon Larousse.

1983-1986 : blessure, retour et dernier Tour

Après sa victoire au Tour d’Espagne 1983, une douleur au genou le prive du Tour de France. En 1984, il quitte Guimard pour l’équipe La Vie claire de Bernard Tapie et termine deuxième du Tour, derrière Laurent Fignon, son ancien coéquipier (Larousse).

En 1985, il gagne à nouveau le Tour d’Italie puis le Tour de France, malgré une lourde chute à l’arrivée à Saint-Étienne. Il devance son coéquipier américain Greg LeMond de moins de deux minutes et rejoint Jacques Anquetil et Eddy Merckx à cinq victoires (ASO).

Ces records ont une longue histoire, que retrace notre page sur le Tour depuis 1903, et le premier quintuple vainqueur a son propre portrait : Jacques Anquetil, Monsieur Chrono.

En 1986, sa dernière saison, il termine deuxième du Tour derrière LeMond, après avoir gagné l’étape de l’Alpe d’Huez. Larousse dresse ce bilan de ses huit participations au Tour : cinq victoires, vingt-huit victoires d’étapes et soixante-dix-huit jours en jaune (Larousse).

Après la carrière

Hinault est conseiller technique du Tour de France dès 1987, selon le guide d’ASO. Wikipédia indique qu’il a ensuite assuré, de 1987 à 2016, les relations publiques et le protocole de la course pour Amaury Sport Organisation, et qu’il a été sélectionneur de l’équipe de France de 1988 à 1993.

Le nombre total de ses victoires dépend de ce que l’on compte : Wikipédia en recense 216, dont 144 hors critériums, et les bases statistiques donnent d’autres totaux. Le palmarès établi par Larousse cite notamment trois Critérium du Dauphiné libéré (1977, 1979, 1981), deux Tours de Lombardie (1979, 1984), deux Flèches wallonnes (1979, 1983) et cinq Grand Prix des Nations.

Sources

  1. Encyclopédie Larousse, Bernard Hinault, consulté le 29 octobre 2026.
  2. Wikipédia, Bernard Hinault, consulté le 29 octobre 2026.
  3. ASO, Tour de France 2026, guide historique, consulté le 29 octobre 2026.

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