Raymond Poulidor, huit podiums du Tour de France et jamais le maillot jaune
Professionnel de 1960 à 1977, toujours dans l'équipe Mercier, Raymond Poulidor est monté huit fois sur le podium du Tour de France, un record, sans jamais le gagner ni porter le maillot jaune. Surnommé « Poupou » et « l'éternel second », il a aussi gagné Milan-San Remo et le Tour d'Espagne.
- Naissance
- 15 avril 1936, Masbaraud-Mérignat (Creuse)
- Décès
- 13 novembre 2019, Saint-Léonard-de-Noblat (Haute-Vienne)
- Connu pour
- Recordman des podiums du Tour de France, qu'il n'a jamais gagné, sans avoir porté le maillot jaune
Raymond Poulidor n’a jamais gagné le Tour de France ni porté le maillot jaune, mais il détient le record des podiums de la course, avec huit places dans les trois premiers, selon le guide historique d’ASO. Né en 1936 dans la Creuse, mort en 2019 en Haute-Vienne, il figure dans nos portraits de coureurs français.
Un coureur du Limousin
Poulidor naît le 15 avril 1936 à Masbaraud-Mérignat, d’après Wikipédia. Il gagne sa première course en 1953, le Grand Prix de la Quasimodo, à Saint-Léonard-de-Noblat, et passe professionnel en 1960, selon l’encyclopédie Larousse. Il court toute sa carrière, jusqu’en 1977, dans l’équipe Mercier, d’abord sous la direction d’Antonin Magne (Wikipédia).
Son palmarès hors du Tour est solide. Larousse cite Milan-San Remo et le championnat de France en 1961, la Flèche wallonne, dont il est le premier vainqueur français, et le Grand Prix des Nations en 1963, le Tour d’Espagne en 1964, le Critérium du Dauphiné libéré en 1966 et 1969, puis Paris-Nice en 1972 et 1973 (Larousse).
Quatorze Tours, huit podiums
Poulidor dispute quatorze Tours de France, de 1962 à 1970 puis de 1972 à 1976, et n’abandonne que deux fois, d’après le guide d’ASO. Pour son premier Tour, en 1962, il prend le départ avec une main plâtrée, perd plus de huit minutes le premier jour et termine pourtant troisième.
Le duel avec Anquetil, son rival normand culmine en 1964. Leur rivalité « divise » alors la France, écrit l’encyclopédie Larousse.
Au puy de Dôme, Poulidor distance Anquetil à 900 mètres du sommet, mais le Normand conserve 14 secondes d’avance au classement général. À Paris, l’écart est de 55 secondes pour ASO et de 56 secondes pour Larousse.
Il est encore deuxième en 1965, derrière Felice Gimondi, et en 1974, à 38 ans, derrière Eddy Merckx, à 8 min 04 s, après avoir gagné seul au Pla d’Adet (ASO). Il est troisième en 1962, 1966, 1969, 1972 et 1976, cette dernière fois à 40 ans. Larousse lui compte aussi sept victoires d’étapes.
Les sources ne s’accordent pas tout à fait sur ce bilan. La notice biographique de Larousse et le guide d’ASO comptent trois deuxièmes places, en 1964, 1965 et 1974, tandis que la page de Larousse sur le Tour le dit « 4 fois deuxième ». Nous retenons trois, chiffre qui correspond au détail des classements publiés par ASO.
Le maillot jaune manqué de peu
Deux fois, le maillot jaune lui échappe à quelques secondes. En 1967, le Tour commence pour la première fois par un prologue : Poulidor y est deuxième, battu de six secondes, rappelle Larousse. En 1973, il le manque de huit dixièmes de seconde derrière Joop Zoetemelk, à l’issue du prologue, selon le guide d’ASO, qui compte 283 porteurs différents du maillot jaune dans l’histoire de la course.
En 1976, pour une émission de télévision, « Les étapes de la gloire », Jacques Anquetil lui remet un vrai maillot jaune. « Jamais, j’en ai porté. Si ça se trouve, ça ne me va pas », dit Poulidor en l’enfilant, dans un extrait conservé par l’INA. L’article de l’INA le fait naître en 1946 ; les autres sources donnent 1936.
« Poupou », l’éternel second
Larousse parle de la « popularité exceptionnelle » de celui que l’on surnomme « Poupou ». Selon Wikipédia, le surnom vient du journaliste Émile Besson, qui titre « Vas-y Poupou ! » dans L’Écho du Centre en juillet 1962, et c’est aussi lui qui lance la formule « l’éternel second ». Le guide d’ASO décrit en 1966 une « popularité à son zénith ».
Au nombre de podiums, il devance Bernard Hinault, sept fois sur le podium, comme Joop Zoetemelk, d’après le guide d’ASO.
Le même guide note qu’il rejoint en 1977 la caravane des suiveurs du Tour et qu’il reçoit en 1992 le trophée du fair-play pour l’ensemble de sa carrière. De 2001 à 2019, il représente sur le Tour le Crédit lyonnais, partenaire du maillot jaune, indique Wikipédia.
Il meurt le 13 novembre 2019 à Saint-Léonard-de-Noblat, d’après Wikipédia.
L’époque de ses quatorze participations, entre Anquetil et Merckx, est racontée dans notre récit sur la longue histoire du Tour.
Sources
- Encyclopédie Larousse, Raymond Poulidor, consulté le 29 octobre 2026.
- Encyclopédie Larousse, Tour de France, consulté le 29 octobre 2026.
- ASO, Tour de France 2026, guide historique, consulté le 29 octobre 2026.
- INA, En 1976, Raymond Poulidor enfilait enfin le maillot jaune, consulté le 29 octobre 2026.
- Wikipédia, Raymond Poulidor, consulté le 29 octobre 2026.
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